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Transcription

00:08

D'accord.

00:12

Voici le docteur.Jetons un œil, jetons un œil.Quels sont les symptômes (d’où le stéthoscope) qui te font comprendre que quelque chose ne fonctionne pas dans une équipe ?

00:26

Que des questions faciles aujourd'hui !Le sujet des symptômes est lié à celui de l’attention.

00:35

Dans l’entreprise, nous avons une façon d’aborder tous les rituels et situations d’entreprise avec une approche que nous croyons basée sur la lecture des données ou des mesures objectives.

00:50

Et donc, si quelque chose fonctionne ou pas, nous regardons les chiffres,les tendances, et nous analysons les pourcentages pour voir si ça marche.

00:58

Dans la gestion d’un groupe,ces choses-là ne peuvent pas être mesurées,il n’existe rien qui dise : « Attention, alerte, le groupe ne fonctionne pas ».

01:11

Tu dois donc concentrer ton attention sur ce qu’on appelle,en psychologie, des signaux faibles.

01:19

Il faut être capable de les voir et de les interpréter.

01:22

Dans un groupe hétérogène, avec des personnalités différentes, chacun a sa manière de contribuer.chacun a sa manière de contribuer. Certains seront extravertis,d’autres timides. Certains lèvent toujours la main, d’autres,il faut leur arracher les mots.

01:37

Une première alerte, disons… « faible », même si ce n’est pas le bon mot,car ce n’est pas si faible que ça,ça dépend de la confiance de la personne.

01:48

Celui qui intervient tout le temps, qu’il intervienne toujours, dans le sens où il ne faut pas l'accabler en lui disant : « Écoute, tu ferais mieux de te taire. » mais plutôt On peut peut-être améliorer le timing, la qualité et la pertinence des interventions.

02:02

Tu peux travailler là-dessus.Mais si quelqu’un qui a tendance à vouloir toujours parler arrête complètement de le faire,c’est évidemment un problème.

02:11

Comment savoir si quelque chose ne va pas,quelque chose qui est, disons, à l’intérieur des personnes ?

02:16

En général, on demande.Le rasoir d’Occam : l’explication la plus simple est généralement celle qui fonctionne.

02:22

Tu veux savoir quelque chose ?Demande, et vois quel type de réponse tu obtiens.

02:27

Croire que les gens vont venir naturellement te parler… c’est une illusion,dans la majorité des cas.

02:39

Mais ça ne doit pas te décevoir, ni être un signe négatif.

02:43

C’est à toi d’aller vers eux.Parce que même l’inconfort qu’ils ressentent,c’est difficile pour eux à exprimer. Donc il faut y aller ensemble, poser les bonnes questions,partir de ce que tu observes dans le comportement pour comprendre ce qu’ils ressentent.

03:02

Ce n’est pas simple. Il faut de la sensibilité,et savoir donner de l’espace pour que l’autre se sente libre de parler.

03:13

Même de ses sujets perso. « Comment tu vas ? » Ce n’est plus juste une question, c’est une vraie conversation.

03:20

Tu demandes « Comment ça va ? » et, surtout à Milan, la réponse c’est :dans 99 % des cas : « Fatigué ».

03:27

Mais « fatigué », ce n’est pas une émotion.C’est juste un état physique… qui est même devenu valorisé socialement.

03:37

Parce que si tu es fatigué, c’est que tu fais beaucoup de choses.

03:40

Donc ça fait bien de dire qu’on est fatigué : ça veut dire qu’on travaille beaucoup,qu’on s’implique dans sa vie privée.

03:45

Moi, j’ai grandi dans une famille émotionnellement pauvre.

03:51

C’était une génération qui avait beaucoup travaillé,et qui me donnait ce qu’elle pouvait d’un point de vue matériel :la moto, l’université, les vacances… Et c’est déjà plus que ce qu’ils avaient reçu de leurs parents.

04:04

Ce n’est pas une faute de génération.J’essaie de faire mieux avec ma fille,mais je ne sais pas si j’y arrive.

04:13

En réalité, nous devons tous nous efforcer de devenir de meilleurs êtres humains,ce qui ferait, en quelque sorte, de meilleures entreprises.

04:19

Mais ce n’est pas facile.D’abord, parce qu’on ne sait pas toujours comment faire, et souvent,on pense déjà être la meilleure version possible de soi-même. Et ensuite, parce que c’est compliqué.

04:30

Point final.Si c’était simple, le monde serait parfait… et on en est encore très loin.